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La sagesse de Sheti

Envoyé par Angéline 
Angéline
La sagesse de Sheti
lundi 7 juillet 2003 00:19
Bonjour Aurélie,

Je lis tes messages et ne peux qu'être spectatrice de ton discours intérieur, que tu rend pour nous, ici, extérieur. Je remarque au passage les vérités qui sortent de ce monologue, enfin, je le perçois comme un monologue, je le prends comme un monologue et c'est pourquoi je n'y réponds pas, même si tu demande parfois ce que ceux qui te lisent en pense.

Et aussi je suis absorbée ailleurs, en ce moment. J'ai besoin de ventiler et d'utiliser mes réflexions sous le sceau de l'humour, ça croise tes messages mais ne se veut ni une réponse ni rien d'autres que ce que c'est.

Amitié et A+ Sheti, ainsi qu'à tous ceux qui lisent ceci,

A.
Re: La sagesse de Sheti
lundi 7 juillet 2003 15:47
Salut Angéline smiling smiley
Salut à tous smiling smiley

Tu m'as appris quelque chose smiling smiley
Tu as mis un mot sur qqc qui me parle tu penses !
A ce propos, Un livre m'est tombé sous la main il y a qqs temps
"Les Contemplations" de Victor Hugo
J'ai ouvert au hasard et je suis tombée sur "Le poëte", (XXVIII, p208)
Plus tard, je reprends ce livre, et l'ouvre encore au hasard smiling smiley et je tombe encore sur le poëte smiling smiley

Je l'ai bu;
Et à bout de souffle vous laisse,
Tout ce qu'il m'en reste

Voici :

Shakspeare songe, loin du Versaille éclatant,
Des buis taillés, des ifs peignés, ou l'on entend
Gémir le tragédie éplorée et prolixe,
Il contemple la foule avec son regard fixe,
Et toute la forêt frissone devant lui.
Pâle, il marche, au dedans de lui-même ébloui;
Il va, farouche, fauve, et, comme une crinière,
Secouant sur sa tête un haillon de lumière.
Son crâne transparent est pleins d'âmes, de corps,
De rêves, dont on voit la lueur du dehors;
Le monde tout entier passe à travers son crible;
Il tient toute la vie en son poignet terrible;
Il fait sortir de l'homme un sanglot surhumain.
Dans ce génie étrange où l'on perd son chemin,
Comme dans une mer notre esprit parfois sombre.
Nous sentons, frémissants, dans son théatre sombre,
Passer sur nous le vent de sa bouche soufflant,
Et ses doigts nous ouvrir et nous fouiller le flanc.
Jamais il ne recule; il est géant; il dompte
Richard trois, léopard, Caliban, mastodonte.
L'idéal est le vin que verse ce Bacchus.
Les sujets monstrueux qu'il a pris et vaincus
Râlent autour de lui, splendides ou difformes;
Il étreint Lear, Brutus, Hamlet, êtres énormes,
Capulet, Montaigu, César, et, tour à tour;
Et, même après Eschyle, effarant Melpomène,
Sinistre, ayant aux mains des lambeaux d'âme humaine,
De la chair d'Othello, des restes de Macbeth,
Dans son oeuvre, du drame effrayant alphabet,
Il se repose; ainsi le noir lion des jongles
S'endort dans l'antre immense avec du sang aux ongles.

Paris, avril 1835








Monologue intérieur n. m.

Cette expression appartient au lexique du récit. Elle désigne l'artifice qui consiste à rapporter telle quelle, grâce au style indirect libre, la pensée du personnage, comme si nous étions à l'intérieur de sa conscience.


Ce que j'ai trouvé sur le net...

[www.site-magister.com]

[www.paris-lavillette.archi.fr]

[ecrits-vains.com]

[www.lettres.net]
Merci
lundi 7 juillet 2003 16:05
Et merci à toi Angéline,
De ta présence, de tes réflexions et de ta sagesse,
De tes abimes, de ta grandeur, et de ton amour des uns et des autres,
De tout ce qui fait ce que tu es
Et de ton humour !

sheti
Liens Victor Hugo
mercredi 9 juillet 2003 00:15
[www.france5.fr]

je me rends compte que j'ai oublié un passage, un ligne entre :

Capulet, Montaigu, César, et, tour à tour;
Et, même après Eschyle, effarant Melpomène,


si qql à le livre, je ne le trouve pas ce soir..

merci smiling smiley

sheti
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