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Sur le serpent ...

Envoyé par alexandre 
Sur le serpent ...
mardi 26 juin 2007 16:54
... j'ai acheté pour 5€ à la braderie du centre commercial de ma ville le livre : Itinéraire d'un chaman (Mario Mercier), Voyage au coeur de la Force et il y a un chapitre sur "la femme-couleuvre" (avec vécu concret de la personne). Le livre m'est tombé dessus. Je trouve cela synchro avec la discussion d'hier et aujourd'hui sur le serpent. Je vais le retranscrire. Ca semble intéressant et enrichissant.

Bien à vous,

Alex

"Je suis, j'aime, j'agis, j'unis"

"Oser exprimer ses craintes, en en prenant la responsabilité, c'est construire la confiance dans le couple" J.P Faure

"Mon blog: clidre.skyblog.com"
Re: Sur le serpent ...
mardi 26 juin 2007 17:07
Bonjour Alexandre,

J'ai lu ce livre récemment, il y a des choses très belles et les expériences relatées sont en effet très intéressantes. Moi j'ai beaucoup aimé le premier récit, dans la forêt, qui d'ailleurs plairait beaucoup à Lise.

En lisant hier ici le sujet sur le serpent j'avais failli te conseiller de lire ce livre...
Comme quoi le destin s'en est chargé à ma place, c'est pas pour rien !

Bien à toi,
Louane
Re: Sur le serpent ...
mardi 26 juin 2007 17:13
Un tout petit extrait, une pensée que j'aime bien et qu'un arbre insuffle à Mario Mercier lors d'une méditation dans la forêt :

"Marche dans tes jours et songe dans tes nuit.
Marcher donne du mouvement à tes songes,
et songer dans tes nuits donne de la vigueur à tes jours."
Re: Sur le serpent ...
mardi 26 juin 2007 17:42
c'est très beau ça Louane ! merci !
Re: Sur le serpent ...
mardi 26 juin 2007 19:26
:-) j'en ai lu pas mal de lui! J'aime bien la plume poétique de Mario Mercier. J'ai retrouvé ce passage dans le Voyage au Coeur de la Force:

Un pommier sauvage dit : -Allonge tes rêves comme des branches, donne-leur force et flexibilité, fais-en des fruits afin qu’ils nourrissent d’autres rêves et les perpétuent.
Et après un temps de silence, il ajoute :
-Fais de tes rêves une nourriture pour ceux qui les goûteront afin qu’ils en distribuent les graines.
-Fais du soleil de ta vie la sève de tes rêves et offre-les au pouvoir de la nuit qui les fera germer en lumière, renchérit un des chênes.
Un charme : - Marche dans tes jours et songe dans tes nuits. Marcher donne du mouvement à tes songes, et songer dans tes nuits donne de la vigueur à tes jours.
Il ajoute : - Rassemble tes rêves au point de les rendre visibles et fais-en un corps de beauté.
Un châtaignier : Donne à chacun de tes instants l’intensité de mille ans de vie et tu connaîtras la profondeur de ton existence.
Un chêne encore : - Fais s’épanouir ta force et oublie-la après l’avoir mûrie afin de la renouveler.
Un bouleau : - Nourris-toi de toi-même et tu t’accompliras.

J'ai beaucoup aimé tout comme toi le passage de la forêt, qui est un voyage chamanique:

Je m’approche de la forêt, les veines pleines de ferveur. Le chemin que j’ai pris maintenant a une belle couleur de pain légèrement doré. Il sent bon la poussière pétrie de soleil et arrosée de pétales.
Il règne partout une joie de liberté qui s’exprime par une profusion de formes, de couleurs, de sons, de vibrations et de parfums. Cette fleur sur laquelle je me penche est une expression résumée de l’universelle Beauté. Non, ne frémis pas, je ne te cueillerai point, car je ne suis pas de ceux qui mutilent et volent la beauté pour la laisser mourir dans un vase.
Dans chaque arbre, je vois luire une subtile lumière qui est une irradiation de son essence et cette lumière sort aussi des buissons en étincelles.
La vie afflue de toute part pour parfaire ce temple incomparable : temple de la Nature dont on ne pourra jamais percer les secrets d’harmonie.
Et je sais que je suis attendu dans une clairière par un roi dont je m’honore d’être l’ami et le sujet. Ce roi-là est un hêtre et je n’ai plus besoin de te dire son nom.
Tout en avançant, j’ai l‘impression de pénétrer dans une contrée magique que je visitais souvent au temps de mon enfance, temps où le monde ne cessait de se raconter à moi par tous ses prodiges. Et c’était la même brise qui faisait bruire le feuillage d’arbres fabuleux dont je n’ai jamais retrouvé trace d’existence ici-bas.
Noïark, toi aussi tu m’apparais comme fabuleux, toi et les autres arbres de cette forêt en qui je reconnais tout un monde d’amis qui m’est cher. Et je reviens en ce beau jour vous saluer, arbres, vous saluer et vous aimer comme il se doit.
Et je salue le merisier enseveli sous une vapeur de fleurs, et le chêne distant mais cependant amical, et ces deux hêtres couplés dans leurs songes, et ce bel alisier et ce frêne au feuillage si sensible, et cet autre chêne dont le pied baigne dans une flaque de mousse, et cet érable si dilaté, et ces peupliers tout frémissants de vent, et ces bouleaux au teint argenté, ces ormes qui se meurent, et cet aulne si discret, et toute cette foule d’arbres qui s’empressent autour de toi, Noïark, le gigantesque.
Comme il est bon de t’enserrer de nouveau, toi dont il faudrait plusieurs personnes pour t’entourer, oui, comme il est bon de sentir ta force jaillissante et ta dureté odorante contre ma poitrine.
Pour mieux me laisser emporter par ton élan et m’emplir de ta grandeur, je vais m’asseoir en face de toi, là où le sol se renfle comme une vague. Dans tes ramures, c’est une fête d’esprits qui s’exprime par des bondissements de boules lumineuses toutes crépitantes d’une vie intense et qui œuvrent au développement de ton feuillage.
Et je vois une vapeur luminescente enrober ta couronne, vapeur qui s’intensifie lentement et qui dessine le visage d’une femme aux yeux graves, empreints d’un savoir impénétrable. Une aura dorée l’entoure et j’ai l’impression que tout l’arbre que tu es est sa demeure.
Et à travers son regard se diffuse le pouvoir d’une conscience impénétrable aux hommes et qui ne semble n’avoir qu’un but : veiller au bon déroulement de la vie du végétal.
Puis l’arbre devient semblable à un corps vivant, corps d’un être d’où jaillissent, comme des ailes, des panaches éthériques. Ce sont des lumières blanches avec des irisations mordorées à leurs extrémités. Puis les visions s’estompent et il ne reste qu’une sorte de vapeur lumineuse baignant Noïark.
Je suis poussé à me lever et à marcher, peut-être pour dissiper l’intensité de ce que j’ai vu. Mais les prodiges dans ce temple qu’est la forêt sont inépuisables et c’est ainsi qu’il m’est permis d’assister au magnifique travail des esprits de la nature depuis que le pouvoir de la forêt m’a ouvert à la vue magique. Ainsi, ce bouquet de marronniers m’apparaît comme un chandelier allumé de toutes ses fleurs dont la couleur est aussi celle des Puissances qui président à la floraison de cette essence d’arbre. Plus loin, dans ces taillis des formes lumineuses vont et viennent, diffusant dans les plantes un éther de vie dont elles sont chargées.
Et partout dans les arbres, des consciences s’allument, s’éteignent, se rallument. On les dirait traversés par le vol incessant d’invisibles et énormes lucioles.
Appuyé sur mon bâton, mon compagnon de parcours et de rêverie, j’observe maintenant l’évolution d’une assemblée de dévas qui oeuvrent dans un bosquet de bouleaux. Ils ont des formes humaines et sont d’une beauté surhumaine. Des robes de lumière bleu argenté les habillent, robes d’aura dont les nuances infinies expriment leur grande sensibilité. Ils ont des visages comparables à ceux de la statuaire grecque à son apogée. Des sortes de soleils montent de leur tête et filent dans les arbres, notamment dans leurs cimes qu’elles allument. L’un d’eux, le plus grand de tous, se change en une fontaine de lumière qui monte et s’écoule le long d’un arbre proche pour l’illuminer tout entier.
« Leur sève est un long cœur qui crie de lumière », telles sont les étranges paroles qui me viennent à propos de ces bouleaux.
Ce groupe de sapins est une assemblée de prêtres – comment ne l’ai-je pas remarqué plus tôt – qui s’apprêtent à accomplir je ne sais quel immobile pèlerinage. Immobile ? Non, car leur émanation est sans cesse en mouvement. Sur le sol entre eux évoluent des petits gnomes sombres qui tour à tour apparaissent et disparaissent : on les dirait se livrant à un étrange jeu de cache- cache.
Parfois je surprends dans l’herbe à la lisière de la forêt des personnages aux formes de flammes aiguës et qui filent à une vitesse surprenante.
Des spores éthériques de toutes tailles, véritables cellules à esprits, flottent dans l’air et parfois s’irisent d’une délicate lumière intérieure. Je les vois se résorber sur le plan astral pour réapparaître peu après pleines d’un éther luminescent qu’elles déchargent dans l’air au dessus de la végétation.
Nous voici passant devant une cohorte de hêtres arborant de magnifiques costumes de mousse, et dans leurs branches ce sont les mêmes boules de lumière qui circulent.
Le vent doux amplifie et exalte les chuchotements et les odeurs de la forêt dont les vagues de vie sont comme une fantastique et enivrante respiration.
nature vivante
mardi 26 juin 2007 20:02
woaw!! merci pour ces extraits, il faut que je lise ....ce livre ! quand je parlais de nature vivante , de vibration...ce texte en donne toute une description et même plus...

nicole -éda xx
Re: Sur le serpent ...
mercredi 27 juin 2007 02:17
Louane,

Merci !

La synchro est évidente !

Amitiés,

Alexandre

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Re: Sur le serpent ...
mercredi 27 juin 2007 02:19
Lise,

Merci !

Je le lirai entierement plus tard.

Je finis "Alchimie et imagination active" de MLVF.

Amitiés,

Alexandre

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"Mon blog: clidre.skyblog.com"
Re: Sur le serpent ...
mercredi 27 juin 2007 02:19
Waow !

Très beau et profond !

Amitiés,

Alexandre

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Re: Sur le serpent ...
mercredi 27 juin 2007 13:27
Bonjour Lise,

Je ne suis pas étonnée que tu connaisse Mario Mercier...

Merci d'avoir pris le temps de copier cet extrait, c'est chouette !

Bises,
Louane
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