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Le Manque

Envoyé par Aurélien 
Aurélien
Le Manque
mercredi 16 mars 2005 18:17
Bonjour,

Qu'est-ce que le manque ?

Est-ce la même chose que le besoin ? On peut manquer de nourriture, d'argent, d'amour, d'affection... de tout en fait.

Mais n'y a-t-il pas un manque sous-jacent à notre nature humaine ? L'existence est temporelle, nous naissons, vivons, tout cela dans le temps.
Nous savons que l'existence physique prends fin. Nous disons qu'il faut du temps pour apprendre, pour nous individuer, qu'il faut travailler sans relâche sur soi et s'observer.

Peut-être voulons-nous éviter de souffrir, ou permettre aux autres d'éviter de souffrir...

Mais qu'est-ce qui manque au fonds ?

Qu'est-ce qui pourrait faire que la vie ne soit pas un manque perpétuel ?

Est-ce la solitude qui crée le manque ?




Amicalement,
Aurélien
Re: Le Manque
mercredi 16 mars 2005 18:54
...



1 modifications. Plus récente: 20/09/2006 00:41 par Madeleine.
Aurélien
Seul sur terre
mercredi 16 mars 2005 20:32
Bonsoir Madeleine,

Tu as retenu la dernière question: Est-ce la solitude qui crée le manque ?
En effet, la solitude constitue une part importante de notre être, si ce n'est la part fondamentale de notre être au niveau psychique.

Est-ce la solitude qui crée le manque ? On peut se remplir de divertissements ou de lectures, cela ne dure qu'un temps. Est-ce la peur qui masque la compréhension de la solitude ?


Plus petit, j'ai été marqué par un épisode de la série tv "La quatrième dimension" où il était question d'une montre qui pouvait arrêter le temps: en appuyant sur un bouton, le temps se figeait, le monde se figeait, les personnes dans la rue, les animaux, les automobiles... tout sauf le possesseur de cette montre.
Celui-ci voulut en profiter pour cambrioler une banque en toute impunité (tu vois le niveau de ce personnage...!).
Alors qu'il sortait de la banque avec un chariot sur lequel il avait entassé les billets, il fit tomber à son insu la montre, qui se trouvait dans sa poche, mais dont la chaîne pendait. Lorsque finalement, il voulut la sortir de sa poche, il ne la trouva pas, chercha à ses pieds, et découvrit avec stupeur qu'il avait marché dessus et l'avait écrasé, le condamnant à errer seul dans ce monde où tout s'était figé sauf lui.
L'épisode se termine par les cris de désespoir de ce personnage, courant seul au milieu d'une rue autrefois animée, parmi ses semblables devenus des mannequins sans vie à jamais figé dans leur attitude.

Je me souviens avoir fait des cauchemars après la vision de cet épisode: je me trouvais dans la même situation que ce personnage, seul sur cette terre.
Je m'imaginais visiter les lieux que je connaissais, libéré du contexte familial, me nourrissant de gâteaux dans une grande surface, devenu mon nouveau lieu de vie pendant quelque temps, profitant de l'abondance de produits pour moi tout seul (!). Puis lassé, je décidais d'explorer un peu les environs, essayant de conduire une voiture et y réussissant grâce à l'absence des autres automobilistes, conduisant sans être contraint par le code de la route...Je visitais les habitations des gens, choisissant selon mes goûts mes lieux d'attache. Je scrutais les personnes que je croisais sans avoir peur de leurs regards, ni de leurs comportements, ceux-ci étant immobilisés; regardaient les belles femmes, m'imaginant un instant me trouver en couple (malgré mon jeune âge) et ne plus être seul. Ce rêve de liberté permettait en quelque sorte d'être le "maître du monde", d'avoir le monde pour soi tout seul (pardon pour le pléonasme winking smiley . Mais très vite, je me voyais vieillir, dans mon rêve, et je m'adressais alors au paysage du haut d'une montagne, le soleil couchant et rougeoyant, me demandant quel était le sens de tout cela; qu'est-ce qui avait pu permettre tout cela, l'existence de l'univers.

Voilà, ce que je me souviens de ces rêves.

Actuellement, à ta question, je ne saurai quoi te répondre, je crois que si je me retrouvai seul tout à coup sur terre, sans autre vie que moi-même, je me laisserai mourir, à moins d'une mutation biologique, sous l'effet du stress (?)

Ou alors, s'il reste aussi des animaux avec moi, je vivrai en ermite avec un chien, visitant le monde jusqu'à épuisement, où jusqu'à trouver un endroit qui me convienne, au contact de la nature.

Je ne sais pas.

Merci d'avoir éveiller en moi ces souvenirs, Madeleine



Amicalement,
Aurélien
Re: Seul sur terre
mercredi 16 mars 2005 21:51
...



1 modifications. Plus récente: 20/09/2006 00:52 par Madeleine.
nicole
Re: Le Manque
mercredi 16 mars 2005 22:18
bonjour aurélien , ta question est en effet importante,

comprendre le manque c,est éclairer drôlement notre chemin...;-) Personnellement , je crois que nous passons une bonne partie de note vie à digérer la grande séparation d'avec le ventre de la mère où nous avions juste à être et tout arrivait, nous étions nourris ,protégés, nous faisions un avec la matrice.;en quittant le vaisseau -mère nous sentons que nous avons perdu quelque chose, jung parle du paradis perdu qui peut être cet état de béatitude dans le sein maternel...ou encore le monde de l'incosncient...

Alors la solitude nous pèse car nous devons je crois apprendre à nous nourrir nous-même, ou à vivre avec nos semblalbles pour pourvoir à nos besoins dans une collaboration saine. Les difficultés viennent souvent du fait que nous espérons que l'autre pourvoira à nos besoins comme la mère le faisait...dur ,dur de grandir et d'assumer sa propre pitence , sa propre sécurité, physique et psychologique.

Mais je crois ,par expérimentation que le manque se dissipe au fur et à mesure que nous apprenons à vivre sans les autres...enfin dans ce sens qu,il sont là mais nous ne comptons pas sur eux,,,nous vivons avec , nous partageons des choses , on peut même se donner mutuellement des choses mais d,emblée si je suis capable de quitter sans craindre de me retrouver seul...confiant que je peux être bien avec moi-même...le manque est alors supportable...

mais ici je ne veux pas dire que l,on doit préférer vivre seul je dis que c,est bien de pouvoir vivre en étant bien même dans les moments de solitude.

excuse ma longueur mais j'ai tenu à répondre à ta question qui est comme le dit Madeleine fondamentale.Ma réponse est bien sure ma position personnelle et n'a d,autres prétentions que de communiquer celle-ci...;-)

amicalement nicole
kimylly
Re: Seul sur terre
mercredi 16 mars 2005 22:49
Bonsoir Aurélien,

Je me souviens de cet épisode, j'en avais été aussi très marquée.
J'ai un sentiment de vide face à cette situation.
Sensation d'éternité.
Semblable à celui que j'éprouverais si on me disait demain que je suis immortelle.
La notion du temps est très importante sans doute parce que cela nous donne des repères. Le manque n'est il pas un repère? Le manque n'est-il pas lié à la durée...la durée c'est du temps...

bonne nuit
Aurélien
Re: Le Manque
mercredi 16 mars 2005 22:52
Bonsoir Nicole,


> excuse ma longueur mais j'ai tenu à répondre à ta question
> qui est comme le dit Madeleine fondamentale.Ma réponse est
> bien sure ma position personnelle et n'a d,autres prétentions
> que de communiquer celle-ci...;-)


Toutes les positions sont-elles personnelles ?

Où est le point de jonction entre les Hommes ? N'y a-t-il aucun rapprochement possible entre les différentes perceptions du manque ?

La pensée permet de communiquer; en cela, il y a rapprochement.

Quand est-ce qu'il peut y avoir communion ? Est-ce seulement possible à l'aide de la pensée ? Ou ne faut-il pas comme le dit Madeleine, une relation privilégiée entre deux ou plusieurs personnes ?

Quelle en serait la nature ?



Amicalement,
Aurélien
Aurélien
Re: Seul sur terre
mercredi 16 mars 2005 23:00
Bonsoir Madeleine,

Et bien, j'ai 24 ans et je pourrais être ton fils ! ;-)

La série était une rediffusion et passait sur la 2, je crois, pendant les vacances, enfin, je ne sais plus trop, j'étais vraiment plus jeune...


" Merci à toi d'avoir donné ici un petit bout de souvenirs, qui
précise un peu l'image que l'on peut se faire de toi, au fil
des jours."

Quelle est cette image ?


" Maintenant, j'ai une autre question pour toi: si dans cette
solitude du monde, tu pouvais choisir un seul et unique winking smiley
compagnon... comment serait-il (traits, caractère, âge,
nationalité, etc) ?"

Très difficile question... et personnelle en plus, je ne sais pas trop


"Si ça te dit d'y répondre, bien sûr. Et la petite dernière:
pourquoi un chien, dans ton ermitage ?"


C'est le premier animal affectueux qui me vient à l'esprit ;-)




Amicalement,
Aurélien
Aurélien
Re: Seul sur terre
mercredi 16 mars 2005 23:01
Bonsoir Kimylly,

C'est intéressant ce que tu dis et cela résonne en moi

merci

bonne nuit
nicole
Re: Le Manque
mercredi 16 mars 2005 23:13
oui certainement que les différentes perceptions peuvent être complémentaires.

.Ma position est personnelle en ce sens que je ne cite personne tout m'en m,inspirant de plein de choses qui ont jalonnées mon parcours, lecture , expériences ,rencontres etc. Je voulais juste avancer l,idée que je ne prétends pas avoir LA réponse mais c'est ma réponse celle que je me donne...et te donne, tu en fais ce que tu veux aurélien...

pour la communion , elle se fait je crois naturellement ,quand des gens se rejoignent sur une base ou une autre, maintenant je peux rejoindre quelqu'un sur une dimension de son expérience ou de son discours et ne pas la suivre sur d'autres aspects, cà c'est courant,;se rejoindre sur tous les aspects me semble une chose plus rare...c,est sans doute ce qui est appelé les âmes-soeurs.

amicalement nicole
Re: Seul sur terre
mercredi 16 mars 2005 23:15
...



1 modifications. Plus récente: 20/09/2006 00:52 par Madeleine.
Marie
Re: Le Manque
mercredi 16 mars 2005 23:33
Bonsoir Aurelien,

La suite du film, un clonage pour te tenir compagnie, et ce sera toi a ton tour, qui t,eleveras, tu seras ton propre parent etc....

Petite blague...:-)))


Marie
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 07:04

Bonjour Aurélien,


tu proposes ce sujet de partage sur le manque….il me vient de te dire ce que j'en voiss…….

Tu dis « Qu'est-ce que le manque ?
Est-ce la même chose que le besoin ? On peut manquer de nourriture, d'argent, d'amour, d'affection... de tout en fait.
Mais n'y a-t-il pas un manque sous-jacent à notre nature humaine ? L'existence est temporelle, nous naissons, vivons, tout cela dans le temps.
Nous savons que l'existence physique prends fin. Nous disons qu'il faut du temps pour apprendre, pour nous individuer, qu'il faut travailler sans relâche sur soi et s'observer.

Peut-être voulons-nous éviter de souffrir, ou permettre aux autres d'éviter de souffrir...
Mais qu'est-ce qui manque au fonds ? »


Je te livre donc mon regard du moment sur cette question…..


Avant tout je vois qu’il y a une grande différence entre le manque et le besoin. Le besoin est un mot qui définit ce qui est indispensable à un moment ou un autre pour réalisser un projet pontuel ou global , personnel ou collectif….Le besoin à toujours un objet autrement dit on a besoin de quelque chose……il n’ y a pas de besoin sans objet dont on a besoin….


Le manque aussi a son objet mais dans la notion de manque il y a la notion de souffrance ou de plaisir qui est sous jacente selon que j’obtienne ou pas ce que je considère me manquer justement alors que le besoin est lié à la nécéssité. Voilà le premier point que je vois. Le second point est plus important et je pense que c’est important de l’avoir à l’esprit si on aborde ta question pour avoir une vue élargie de cette question du manque en ce sens que le manque est en occident devenu plus qu’un mot , car comme le deuil il est un concept clé de la psychanalyse. Et dans cet esprit là le manque est un processus en soi qui n’a pas besoin d’objet même s’il se formalise sur un objet…….mais le manque est le manque en soi ….

Quand tu dis « Mais n'y a-t-il pas un manque sous-jacent à notre nature humaine ?…..cette question est abordée dans l’esprit de façon totalement différente selon que l’on est soi même héritier de l’occident ou de l’orient car alors nous n ‘avons pas hérité de la même forme de conditionnement social scientifique et historique.


Par exemple la civilisation occidentale s’est enracinée dans une pensée et construite dans une vision du monde qui nous vient des grecs ( socrate , platon , aristote surtout) et par la suite aussi descartes entre autres avec la pensée scientifique et aussi la vision catho judéo chrétienne qui est aussi bien entendu enracinée dans la dualité ( bien/mal…homme/dieu…..etc …etc .et la conséquence directe est que l’esprit occidental , la psyché occidentale , toute la société s’est construite et s’affiche dans une vision clairement dualiste du monde et de la vie avec une course au plaisir et en même temps la culpabilité du plaisir et le refus de la souffrance en même temps qu’une sorte de fascination pour la souffrance..enfin bref….. Que le quidam de la rue ne s’en rende pas compte et ne s’en préoccupe pas est une chose mais c’est ainsi tout de même. C’est un fait social historique. C’est au delà de la philosophie et de la métapsysique , dans cet héritage psycho-historique qu’est née la vision psychanalytique avec freud en occident. Freud conçoit sa théorie psychologiquement malgré lui qui s’enracine dans la vision dualiste consciente d’une théorie du fonctionnement de l’esprit hérité de nos ancêtres . Donc freud érige à travr son héritage psychologique en dogme inaliénable à travers l’interprétation de ses expériences cliniques l’existence de l’inconcient opposé à celle de la partie consciente de la vie psychique ( je résume en fait c’est plus complexe mais je dis l’essentiel ici par rapport à la question du manque). Selon l’interprétation freudienne donc , l’opposition conscient/inconscient fonde la vie psychique et cette opposition est naturelle et irréversible car elle est le fondement du mécanisme psychique. D’où que selon ses interprétations toujours, quand la psyché se décloture , c’est à dire que l’enfant prend conscience qu’il est lui et pas l’autre, sa mère psychologiquement , c’est une souffrance terrible, cette rupture ..et c’est elle qui fonde la naissance de l’existence indispensable permanente et définitive de ce qu’il appelle le processus du manque.


Pourquoi indispensable selon lui ? parce que le manque crée par la décloture de la psychée ( la conscience de la séparation, du deux, de moi et de ce qui n’est pas moi à savoir l’autre ) crée simultanément en toute logique le mécanisme du désir de combler le manque. De retourner à la conscience du bien être originel ( de l’un ou plutôt de l’inconscience de l’un parce que l’unité par nature ne peut pas avoir conscience d’elle même en tant que un car il faut la conscience de l’autre séparé pour projeté l idée de la conscience de l’unité mais bon c’est un autre sujet) . Donc pour freud le processus de manque est indispensable au mécanisme vital car il crée le mécanisme du désir qui quand il est satisait crée le plaisir et par opposition quand il ne l’est pas la souffrance. Il en déduit deux de ses grands principes métaphysiques concernant le fonctionnement de l’esprit humain à savoir le principe de réalité ( existence indispensable du processus de manque ) et celui du principe de plaisir ( existence du désir de combler le sentiment de manque intérieur) .
Pour freud ce mécanisme est aussi permanent et définitif car il fonde la vie psychique de l’homme et permet à la société humaine de fonctionner , de progresser , d’être vivante et de se réaliser car c’est dans l’altération des individus entre eux qui se frottent pour combler leurs manques éternels que le mouvement vivant de la civilisation est possible. C’est aussi pour cela qu’il dit que l’éducation est une tache impossible mais la plus noble car elle est indispensable pour structurer la vie psychique de l’enfant en le socialisant dans le même temps qu’elle est impossible dans le sens où les intérêts narcissiques des individus sont contradictoires le plus souvent avec les intérêts collectifs des sociétés. C’est aussi pour cela que la vision freudienne est considérée comme pessimiste….car le manque en nous selon lui qui nous fonde est donc indispensable pour la vie de la psyché mais en même temps ne peut jamais trouver sa réalisation……sauf momentanément ou dans la mort…où là l’unité de la psychée est de nouveau réalisée…


En occident nous sommes très imprégnés dans tout ce qui se fait aujourd’hui en pédagogie de l enfant , dans l’éducation etc etc ( je résume) de la vision freudienne avec la question de l’oedipe , de la théorie de la sexualité enfantine….etc etc etc et bien sûr aussi de la vision du manque freudien avec sa vision du plaisir du désir de la souffrance avec cette dualité permanente j’aime j‘aime pas qui nourrit le mouvement intrinsèque de la vie psycho historique occidentale……

Depuis les grecs l’occidental de la rue est imprégné malgré lui de tout cela qui le fonde malgré lui et au delà de ce qu’il croit dur comme fer quand il parle au café des sports bien entendu de tout ce qu’il pense………sourire…

Depuis trente ans environ la vision freudienne du manque change un peu avec une perspective optimiste née avec la thèse très respectée du comtemporain C.Castoridis qui est psychanalyste philosophe sociologue qui est l ‘héritier direct de freud (avec lacan) et qui lui voit dans le processus du manque psychologique au contraire de freud une vision très optimiste de l’homme et de la vie humaine. Comme freud pour lui le manque est irréversible car il est dans la nature même de la psychée et indispensable pour fonctionner , mais c’est une aubaine car le mécanisme psychologique de l’altérité , des psychées humaines qui se confrontent et se construisent grace au manque , tout ce processus intérieur est créateur selon lui et permet psychiquement de nous construire individuellement et collectivement et d’évoluer vers un « mieux » individuel et collectif ….d’où que pour lui il a une vision optimiste de ce processus psychique qui est donc créateur même si il est aussi imaginaire dans le sens où finalement les humains sont condamnés à vivre dans l’imaginaire des relations , des projections, des représentations..d’où que le réel ne peut jamais être perçu….


Donc on a la vision pessimiste de freud et celle optimiste de castoridis mais les deux ont en commun de considérer que le processus du manque en soi est un phénomène naturel et indispensable et définitif du fonctionnement psychologique. Et toute la société occidentale baigne dans ses valeurs de tous les jours qui sont des conséquences directes de ces traductions et perceptions du mondes elles mêmes nées avec nos ancêtres les grecs….Nous considérons donc en occident que la nature égocentrique de l’être est naturelle , qu’être égocentrique mais pas trop c’est bien , ce qui prouve qu’on a de la personnalité .et d’ailleurs on a jamais été autant dans la course à l’affirmation de soi et au plaisir narcissique souvent artificiel et superficiel dans nos sociétés occidentales que ces dernières decennies et aussi en perte de repères par voie de conséquence ..d’où tellement de dérives en tout genre y compris dasn le domaine de la spiritualité et de la connaissance de soi… ;comme quoi le manque est partout latant…


En orient ils ne sont pas du tout là dedans même s’ils sont pris dans leurs formes de manque à eux qui se formalisent autrement. Si aujourd’hui à la télévision occidentale ou dans la rue ou dans les bouquins de poche ou les revus à deux balles on a vulgarisé les concepts psys de deuil, de projections, d’oedipe, …..et de manque à toutes les sauces à qui en veux tu en voilà….l’orient n’a pas du tout les mêmes héritages socio historiques que nous, les mêmes ancrages psychiques, et même s’ils connaissent avec la mondialisation nos concepts un peu comme on connaît par exemple leur bouddhisme, il dénature et l’aménage à leurs sauces comme nous le faisons aussi avec leurs approches . En orient on ne parle pas de manque car la tradition orientale n’est pas ancrée dans une vision dualiste du monde. En résumé très vite et pour faire très court pour eux la course au plaisir tout azimut qui fonde l’occident est le résulat d’un égocentrisme qui n’a pas compris l’ultime vérité de la réalisation de soi qui est au delà de la course aux plaisirs de toutes sortes qu’ils soient sensuels , intellectuels, émotionnels….L’égo est donc le problème à résoudre et le soi à réaliser qui serait déjà là mais dont notre illusion ne nous permet pas de le voir……bref ils voient le problème dans l’autre sens.


Mais si on ne se laisse pas aller à regarder la forme de leurs approches du fonctionnement de l’esprit humain ( toutes les philosophies millénaire orientales en parlent)….on se rend compte que dans le fond , à leurs manières, avec leurs héritages , leurs cultures, ils expriment également leurs….manques parce que psychologiquement que celui ci soit considéré comme fondateur et sain en occident ou au contraire la source du problème en orient …..dans tous les cas sur la planète en orient comme en occident c’est bel et bien l’état de manque en l’homme qui le pousse à chercher , à croire, à interpréter, à s’opposer et à empiler des savoirs et des enseignements sur la question sans finalement jamais résoudre le fond du problème humain….…...


Ce qui est amusant c’est que la position de jung qui est finalement à la croisée des chemins car héritier de freud, lui même avec un habitus d’occidental ( habitus en sociologie veut dire structure psychique donnée d’un individu donné et hérité psysiologiquement et psychiquement selon sa culture profonde qui sont des mécanismes inconcients enracinés en l’humain et qu’il ne peut apparement pas transcender puisqu’ils le fondent)…il a été profondément interpelé par l’orient où il s’est rendu plusieurs fois….et finalement il a crée une théorie de la psyché à partir de son expérience clinique et de vie qui se fonde métaphysiquement dans la vision freudienne avec les mêmes sources de bases pour s’en écarter dans la réalisation de la psychée et proposer avec la théorie de l’individation un concept d’ évolution psychologique qui rejoint la vision du bouddhisme traditionnel où le moi sera transcendé après un long travail de la psyché sur elle même pour réaliser le centre supposé de la psyché à savoir le soi. C’est amusant car quand on voit toutes ces approches d’un seul mouvement on se rend compte chez jung d’une tentative d’unifier les deux approches occidentale et orientale ……où finalement le manque inaltérable occidental à la sauce jungienne peut être transcendé comme l’égo dans la vision orientale doit être éradiquer………il y en a pour tous en ce qui concerne les choix possibles d’interprétations du monde psychique….qui tous ont à voir directement à la racine à la question que tu soulèves du manque…..


Si j’ai trouvé utile de résumer dans les grandes lignes sur cette question du manque que tu soulèves , les différentes grandes tendances dans l’humanité d’aujourd’hui qui traversent les hommes, les habitent et les agissent souvent malgré nous , un peu comme un tableau de ce qui se produit dans le monde des hommes ce n’est pas pour ramener mon tout petit peu de savoir incomplet sur la question ce qui est en soi sans aucun intérêt, mais c’est pour dire à quel point tu as soulevé un lièvre gigantesque avec ta question puisque cette question du manque en soi , quelque soit la forme qu’elle prenne….et surtout quelque soit la croyance ou l’enseignement auquel on préfère adhérer selon ses préférences intellectuelles , ses résonnance intérieures et aussi ses influences en soi incomprises ou comprises plus ou moins ……..au delà de tout çà …le problème du processus du manque humain en soi qu’il soit interprété comme on préfèrera et qui nous pousse à questionner intérieurement ce que nous sommes à la vie est au fond le coeur de toute la question humaine…….

Alors comme tu dis si bien ami aurélien « Mais qu'est-ce qui manque au fond ? »

Au delà de tout ce que nous avons inventé comme explications jusqu’à ce jour, des plus simples aux plus étonnantes……avec ou sans sciences nous parlons éventuellement de dieux et ses avantars, de solitude, d’amour, de liberté, …..etc etc etc…chacun de nous choisit ce qu’il croit qui lui convient et l'interprète comme il lui convient …….mais au delà de ce que nous croyons qui nous aide à vivre apparemment plus ou moins bien car finalement il est clair que nous n’avons rien résolu du tout…..le monde des humains est toujours aussi sinon plus violent, souffrant, injustes, miséreux, et ignorant ….etc etc etc…..tu sais bien tout çà…….nous le voyons tous…..aussi bien avec les journeaux et la télé aujourd’hui sur le plan mondial mais aussi dans nos vies de tous les jours …….la question reste posée concrètement au delà des mots et des jolies idées imaginaires sur la question….plus avec des idées mais concrètement … …… pour ma part je la laisse ainsi posée…..qu’est ce qui nous manque ?….à voir…...cela nous reste à découvrir me semble t-il ….sourire….

Amicalement philippe
Shen
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 08:41
Citation selon la tradition chinoise :

" Pourquoi une énergie donnée
N'arrive-t-elle pas parfois en son temps ? "

Réponse:
" Parce que si elle est en excès,
Elle arrive en avance,
Et si elle est insuffisante,
Elle arrive en retard."

... Et quand l'énergie arrive à temps ? "

Réponse:

" ...C'est qu'alors elle n'est ni excessive
ni insuffisante ! "



Voici cette pensée pour faire avancer le sujet... je l'accompagne ici d'un vieil adage taoïste que beaucoup connaissent :

" Toute accumulation est suivie de dispersion... alors

Tout en accumulant, dispersez-vous ! "


Shen parmi bien d'autres et bien parmi eux !
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 10:54
Aurélien
Re: Seul sur terre
jeudi 17 mars 2005 14:20
Bonjour Madeleine,


Merci

Oui, une mer bien trop grande pour moi, je m'y perds et m'y abandonne, mais je tiens bon la vague, jusqu'à la prochaine île,

on n'est pas dans 'waterworld', quand même ! ;-)

Le perroquet, pourquoi, c'est parce qu'il répéterait tout ce que je dis ?

Amicalement,
Aurélien
Aurélien
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 14:22
Merci Philippe, pour ce long résumé...

Finalement, la question demeure..., où devons-nous chercher, si ce n'est en nous-mêmes ?

Amicalement,
Aurélien
Aurélien
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 14:24
Je ne sais pas si cela existe: des âmes-soeurs

Bien amicalement,
Aurélien
Aurélien
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 14:24
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 14:27
bonjour aurélien,

Pour moi le manque c'est un manque de désir. que désir tu...? Bientôt je pars pour saint jacques de compostel ce n'est pas pour créer mon manque mais plutôt pour le remplir. Quant à la solitude elle est nécessaire lorsque l'on veut cheminer sur les chemins de crête. Les tumultes sont fait pour les personnes qui sont manifestement en manque. La quiétude et le calme sont fait pour les sages qui avant d'accéder à leur sagesse ont expérimenter beaucoup de choses de la vie. je vais te citer une phrase qui fait que l'être ne peut être tributaire du manque :

- ose devenir qui tu es
- ne te tiens pas quitte à bon compte
- il ya d'admirable possibilité dans chaque être
- persuades-toi de ta force et de ta jeunesse
- saches te redire sans cesse il ne tient qu'à toi.

Pour revenir à la solitude, le travail sur soi doit faire de la solitude une compagne agréable. On est jamais seul sur terre, car tu as toujours la possibilité d'observer et si tu veux révéle cette observation par la pratique de l'art et tu verras oh combien que la solitude est très importante pour atteindre l'espace de la création. En ce moment je t'écris, je ne suis donc pas seul car j'emets des ondes dans ta direction pour te permettre de voir un peu plus clair en toi. j'aurais presque envie de te dire va à la conquête sois conquérant prend des risques, essayes le parachute et la chute libre fais le au moins une fois. Balance tes peurs à la poubelles et essaye t'atteindre ta liberté. J'ai envie de te dire que tu possède en toi une richesse formidable la jeunesse. Les routes ne sont pas que sinueuses et peuvent aussi être droite et pour la rendre droite il faut la confiance, en soi en l'avenir en l'homme et en son devenir. Etre combatif, ce n'est pas être destructeur, pour moi c'est construire. Construis ta vie avec les moyens que tu as, et là tu l'auras réalisée et tu pourras en toute séreinité ensuite la comtempler.


amicalement

john peter



Aurélien a écrit:
>
> Bonjour,
>
> Qu'est-ce que le manque ?
>
> Est-ce la même chose que le besoin ? On peut manquer de
> nourriture, d'argent, d'amour, d'affection... de tout en fait.
>
> Mais n'y a-t-il pas un manque sous-jacent à notre nature
> humaine ? L'existence est temporelle, nous naissons, vivons,
> tout cela dans le temps.
> Nous savons que l'existence physique prends fin. Nous disons
> qu'il faut du temps pour apprendre, pour nous individuer,
> qu'il faut travailler sans relâche sur soi et s'observer.
>
> Peut-être voulons-nous éviter de souffrir, ou permettre aux
> autres d'éviter de souffrir...
>
> Mais qu'est-ce qui manque au fonds ?
>
> Qu'est-ce qui pourrait faire que la vie ne soit pas un manque
> perpétuel ?
>
> Est-ce la solitude qui crée le manque ?
>
>
>
>
> Amicalement,
> Aurélien
Aurélien
Re: Seul sur terre
jeudi 17 mars 2005 14:28
Bonjour Kimylly,


"La notion du temps est très importante sans doute parce que
cela nous donne des repères. Le manque n'est il pas un
repère? Le manque n'est-il pas lié à la durée...la durée
c'est du temps..."


Le manque n'est-il pas un repère ? Qu'est-ce que tu entends par là ?

Le manque n'est-il pas lié à la durée ?


Pourrais-tu approfondir cela ?


Amicalement,
Aurélien
nicole
l'opposition
jeudi 17 mars 2005 16:47
je ne sais pas non plus ...car personnellement je n'ai pas rencontré d'âme-soeur mais si quelqu,un a vécu ou vit ce phénomène...ce serait intéressant de le lire.Peut-être que ce phénomène est rare car c'est facile d'être dans la division...plus difficile que d,être dans l,union...Et je me demande souvent si on n,est pas dans l,opposition souvent pour mieux se sentir comme entité distincte...

car si l,union est désirée ou présentée comme quelque chose de désirable, le paradis perdu ,il menace aussi notre sentiment d'exister...la dissolution du moi si elle peut être vue comme quelque chose de spirituellement souhaitable, dans l'expérience mystique par exemple, elle m'apparaît incompatible avec la démarche d'individuation qui demande non pas une dissolition de l,égo ou du moi mais une harmonisation de tout ce que nous sommes corps ,coeur, intellect, esprit.

Le moi étant le centre de la vie cosnciente et le soi le centre de la psyché totale (conscient inconscient). Je crois que cette présence nécessaire du moi fait en sorte que l,on doit se séparer du tout, du collectif comme de la mère...et ce mouvement de séparation nous amène souvent à dire, non moi ce n,est pas çà c,est autre chose...on cherche continuellement à se préciser...car c,est par le moi que je conscientise...

Mais le risque est de se positionner toujours comme Autre...et d,en avoir le besoin également comme si chaque Pareil risquait de nous ramener dans cette masse indifférenciée du Tout...ou encore on tente que le monde soit semblable à soi , à fin qu,il n'y est point d'autre moi que soi finalement...une expansion du moi étendue au monde entier...le roi-soleil...le monde c,est moi...cette dernière possibilité, semble répondre à la fois au besoin de se définir et de résoudre le problème de la division...il n,y a pas de Autre...on revient au stade premier de la matrice ou des premières années de vie où l'enfant croit que le monde se limite à son monde...et tout les phénomènes de projections sont des résidus de ce stade où le monde prend la couleur que je lui donne...le monde est comme je le vois...je ne le vois pas comme il est...

alors je crois que si la démarche de s,opposer, de ne pas adhérer à ce que l'autre dit est nécessaire ,un peu comme à l'adolescence...car la quête d,identé le demande, il vient un temps où on se reconnait aussi dans l'autre et on ne se sent pas pour autant moins soi...car en chacun de nous tous les Hommes...n'est-ce pas là demarche ultime de l,individuation...?tout en vivant mon unicité, je découvre mon humanité...

Est-ce que tu as lu jung aurélien ?

amicalement nicole
Aurélien
Le Désir
jeudi 17 mars 2005 18:17
Bonjour John Peter,

Merci pour tes remarques revigorantes, mais je ne suis pas très casse-cou et l'aventure genre sports extrêmes ne m'intéresse pas vraiment.

Qu'est-ce que je désire ?

Je ne peux pas mettre de mots sur ce que je désire; je crois que ça serait l'enfermer et le corrompre, en faire un objectif à atteindre qui, une fois atteint tomberait comme une feuille morte, sans vie.
Le désir est un mouvement qui m'accompagne, qui peut m'orienter, me proposer des directions.

Le désir se fond pour moi avec la flèche du temps, mais n'est pas réduit à cela et il peut prendre des formes tout à fait simples et concrètes de la vie de tous les jours, comme il peut s'étendre à l'horizon de mes pensées.

Difficile à saisir en fait.

Amicalement,
Aurélien
Aurélien
Re: l'opposition
jeudi 17 mars 2005 18:26
Bonjour Nicole,

D'accord Nicole, mais l'opposition, dont tu parles est-ce un repli sur soi, ou une attitude naturelle résultant de ton parcours ?

L'opposition systématique peut avoir l'effet de ne pas saisir la relation dans sa globalité et de créer ainsi un mur de plus en plus épais entre soi et l'autre.


J'ai lu: 'Essai d'exploration de l'inconscient' et ai entamé 'Psychologie du yoga de la kundalinï'


Amicalement,
Aurélien
Aurélien
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 18:29
Bonjour Shen,

Et par qui est-elle donnée l'énergie ?


Amicalement,
Aurélien
nicole
Re: l'opposition
jeudi 17 mars 2005 19:02
salut aurélien,
l'opposition dont je parle dans mon message n'est pas uniquement mon opposition...qui d,aileurs est relativement nouvelle...;-) mais bien plutôt ce que j'ai pu observer dans ma vie, autour de moi.

tu parles de repli sur soi...l,opposition me semble surtout une affirmation de soi .il y a maintes façons de s'affirmer et l.opposition en est une. Est-ce une attitude naturelle résultante d,un parcours ? comme je l'ai mentionné déjà, la séparation qui permet d,être une personne différente de son parent, de l'autre ,de ce que la société attend de nous implique à un moment ou l'autre que l,on se positionne comme différent ,avec l'éventualité que nous soyons dans une dualité qui nous fait être l,opposé de quelqu,un ou de quelque chose. Mais parfois quand l'autre veut nous bouffer , nous assimiler à ses vues il devient nécessaire pour sa survie individuelle de s,opposer à toute assimilation...d'où l'apparition naturelle de l"opposition.Instinct de survie...

Mai s comme tu le soulignes l,opposition systématique crée un mur entre soi et l'autre et c'est pourquoi fonctionner toujours sur ce mode me semble signaler un blocage car dans le processus d,individuation, il vient un temps où on reconnaît que ce qui est contraire à nous est aussi en nous...c'est toute la démarche jungienne ...comprendre l'autre face à soi et en soi...

j'ai lu aussi Exploration de l,incosncient, bon livre d,introduction à la psychologie jungienne , et cet autre livre sur le yoga doit être aussi fort intéressant, si tu peux nous citer des passages qui te semblent intéressants j'apprécierais car toute démarche concernant la réunification du corps et de l'esprit me passionne.

amicalement nicole
Shen
Re: Le Manque
jeudi 17 mars 2005 20:04
L'énergie,

elle vient de loin et elle est toute près,
tu veux l'attraper et elle t'échappe ,

tu veux la mettre en mots et tu n'en trouves pas !

Mince alors je ne peux te répondre Aurélien, mais au fond de
n'as tu pas déjà une réponse ?

John Peter Merci à toi... je retiens tes propos et celui-ci je le mets en avant :

" saches te redire sans cesse il ne tient qu'à toi. "

Merci à Aurélien et les autres ce sujet manquait de plein ou de vide ?

Bonne soirée .


Shen retrouvé .
Aurelien
Re: l'opposition
vendredi 18 mars 2005 15:09
Bonjour Nicole,

Franchement, j'ai l'impression de m'être fait arnaqué avec ce livre: 7euros cinquante pour entendre dire que la kundalinï, en fait , c'est l'anima, et pour avoir des interprétations succintes et intellectuelles des chakras :-/

Aujourd'hui, par contre, j'ai découvert un site très intéresssant sur ce sujet entre autres:

www.lespasseurs.com ,très bien fait.

un petit coup de coeur


Amicalement,
Aurélien
nicole
Re: l'opposition
vendredi 18 mars 2005 16:13
oui je connais ce site, il est très intéressant et il a de belles images inspirantes...

amicalement nicole
Re: Le Désir
vendredi 29 avril 2005 00:25
On désire ce qui nous manque, et ce qui nous manque c'est d'être Dieu. On désire toujours ce qui est impossible. Alors, faisons en sorte d'être nous-mêmes une sorte de Dieu, une idée de Dieu. Et il ne nous manquera rien.
Comment être Dieu? En ne tombant jamais amoureux des regards, qui sont faits pour qu'on en tombe amoureux.
Comme toi, je réfléchis, je me tâte. A bientôt! Ecris-moi! Sarah
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